THEME ESSENTIEL DE LA VIE SOCIALE

Le sexe

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Le sexe

Habit de lumières - Traje de luces

Le traje de luces n'a subi que peu de modifications depuis les années 1830, l'habit de Francisco Montes Paquiro.

Veste, chaquetilla
Gilet, chaleco
Culotte, taleguilla
Chemise à jabot, camisa
Cravate en soie, pañoleta
Large ceinture en soie, faja
2 paires de bas, medias
la première en coton blanc
la seconde en soie rose

Chaussures, zapatillas
Toque, montera
Chignon postiche, coleta
Capote de paseo

Le costume pèse environ dix kilos.

Habit de lumières

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Pendant le premier acte, le torero, figure féminine, appelle, organise une véritable danse pour inciter le toro à charger Le torero continue le jeu du charme pour attirer à lui la bête ensorcelée Le torero va livrer l'animal aux soins du picador Lorsque le matador réapparaît, il est, cette fois, masculin Vient alors la démonstration de l'autorité du matador sur le toro La bête, suffisament fatiguee, porte la tête basse Le torero doit entrer au-dessus des cornes pour enfoncer son épée au garrot Le matador doit enfoncer son épée, idéalement jusqu'à se mouiller la main dans le sang du toro

La valeur symbolique du torero subit une transformation de belle femme au premier acte
Le taureau, monstre tout-puissant, présenté dans toute sa beauté naturelle
Le taureau donne sa vie pour que l'homme puisse récupérer les forces de la nature
Le torero termine en homme, en mâle transformé en taureau


Le toreo est un acte de séduction par lequel une bête et un homme se retrouvent ou se refusent, en raison d'affinités aussi inexplicables que celles qui prévalaient entre un homme et une femme

Le toro est le collaborateur, le partenaire, l'instrument, au sens musical du mot. L'art du toreo est mort-né sans cette complicité où deux êtres se cherchent pour créer ensemble

François Zumbiehl


Quand on atteint un niveau sublime, même dans une relation de couple, il n'y a plus qu'à attendre la détérioration de tout cela


Le costume collant de l'homme en habit de lumières, tout en mettant la virilité du torero en évidence, est avant tout une raison de pure sécurité. En effet, d'une culotte collante, seconde peau pour le matador, le toro retirera facilement sa corne, sans avoir à fouiller. Mais c'est aussi, en second lieu, un souci d'esthétique et de pureté de mouvements, un soucis de plastique, qui rend la taleguilla obligatoire, puisque seule la netteté des lignes permet de servir au mieux l'art tauromachique.


On a suggéré plus d'une fois que l'image du matador présente un aspect féminin qui contredit sa revendication de la masculinité ; la couleur de son habit, qui contraste avec la sobriété des vêtements masculins hors de l'arène, et sa grâce dans le maniement de sa cape le confirment, surtout dans un pays où la grâce du mouvement est une qualité exclusivement féminine. Mais cela ne vaut que pour le premier acte de la corrida. En réalité, le matador se dépouille progressivement de ses symboles féminins au cours du combat.


Pendant le premier acte, le torero, figure féminine, appelle, organise une véritable danse pour inciter le toro à charger. Par les passes, il continue le jeu du charme pour attirer à lui la bête ensorcelée, qu'il livrera ensuite aux soins du picador. Lorsque le matador réapparaît, il est, cette fois, masculin. Vient alors la démonstration de son autorité sur le toro ; ayant fatigué la bête suffisament pour qu'elle porte la tête basse, l'homme doit entrer au-dessus des cornes pour enfoncer son épée à l'endroit qu'il doit viser, le garrot, idéalement jusqu'à se mouiller la main dans le sang du toro.


Ainsi la valeur symbolique du torero subit-elle une transformation : belle femme au premier acte, il termine en homme, en mâle transformé en taureau. Quand à celui-ci, il parcourt un trajet symétriquement inverse. A l'entrée dans le cercle ensablé, il est un monstre tout-puissant, présenté dans toute sa beauté naturelle. Il est ensuite détaché du monde de la nature, abîmé, marqué et décoré en tant qu'offrande. (...) Voici donc le sens du rite : à travers la représentation d'un échange de sexe entre le torero et le taureau et l'immolation de ce dernier qui transmet sa puissance génératrice à son vainqueur, un transfert s'effectue entre l'Humanité et la Nature ; les hommes sacrifient le taureau et reçoivent en retour la puissance sexuelle dont il est détenteur. Emblème de la masculinité bestiale, le taureau donne sa vie pour que les hommes puissent récupérer les forces de la nature dont leur condition de civilisés les a séparés. Julian Pitt-Rivers


Le toreo est un acte de séduction par lequel une bête et un homme se retrouvent ou se refusent, en raison d'affinités aussi inexplicables que celles qui prévalaient entre un homme et une femme.

François Zumbiehl


Existe encore l'interprétation du spectacle sous son aspect de relation amoureuse. L'histoire d'amour qui existe entre le torero et le toroest logique, rituelle. Seuls dans le tête-à-tête amoureux, où le premier fait du second plus que son partenaire, son complice, sa conquête, son amant consentant dans les passes qui ressemblent à l'amour. Et pourtant, tout se terminera dans le drame, tragiquement, par la mort. Par l'anéantissement de l'un par l'autre ; parce qu'il faut vivre l'amour jusqu'au bout. Pour que l'histoire soit complète, qu'elle soit achevée, et qu'elle puisse se renouveler. Ainsi se consomme la totalité de la possession, et le cycle peut continuer.


Quand on atteint un niveau sublime, même dans une relation de couple, il n'y a plus qu'à attendre la détérioration de tout cela. C'est pareil pour une faena, quand le taureau, atteint le niveau le plus élevé et le plus sublime. Sa mort donne, de fait, un certain sens magique à cette action.

Luis Francisco Espia


Mythes et symboles, trois thèmes essentiels à la vie sociale : la mort


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Référencement des trois thèmes essentiels de la vie sociale

Pour être torero, il faut avoir l'amour avec un grand A, du taureau.           Joël Matray