THEME ESSENTIEL DE LA VIE SOCIALE        

La fête

Φ Plaza de Toros Φ Culte du taureau Φ Morale taurine   Φ   Sexe   Φ   Mort   Φ   Implantation et sociologie Φ Epilogue Φ Bibliographie Φ




La fête


Paseo, il va y avoir combat et suspense, art et beauté

L'arenero est le responsable de l'entretien et de la remise en état du ruedo après chaque combat
Areneros au travail

La fête s'est installée

Momento mori


Dans la corrida, on rencontre l'amour, celui d'un homme et d'une bête
Dans la corrida, on voit le sexe, dans l'image puissante de la virilité du toro et de la féminité incarnée par le torero
La corrida, représentation moderne du sacrifice ; la corrida, symbole de la victoire ; la corrida, acte de vérité


Lors de la Feria, la ville est en fête, tout le monde est dans les rues, on rit et l'on s'amuse. La ville n'est que fleurs, musique et couleurs. Quelque part, l'amphithéâtre ou la plaza se dresse majestueusement : les toros sont là ainsi que les hommes en habits de lumières ; il va y avoir combat et suspense, art et beauté. La corrida, la tauromachie, ce n'est pas simplement mettre à mort des toros, c'est aussi participer d'une vie qui vibre bien avant qu'on entre aux arènes, affirme F.Coupry.


La corrida rejoue le lieu d'où nous venons et où nous allons : le sable et l'arenero. L'arenero a un travail très important ; c'est celui qui fait ces deux courbures de l'espace qui situent les choses de part et d'autre comme la coupure. Puis à la fin de chaque faena, il efface les traces du combat. Effacer signifie que la corrida, comme art, inscrit son propre effacement au moment de son déroulement. Comme la vie elle-même, elle ne fait pas autre chose dans un quart d'heure que ce que la vie nous donne dans un temps, parfois trop long, parfois trop court.

Bernard Salignon


La fête s'est installée, petit morceau de bonheur. Les rapports de force et disputent sont oubliées ; plus de distinction entre le riche et le pauvre, le dominant et le dominé. Seule reste la joie de participer, tout simplement, à ce grand momment de folie qui s'est emparé de la ville et qui libère de la tension quotidienne. On laisse ressurgir un peu son instinct, on redevient soi-même, oubliant ses complexes et ses préjugés, sous le soleil ardent qui interdit de cacher quoi que ce soit.


Certes la violence fait partie de la fête. Il y a un momento mori six fois dans l'après-midi. Pourtant, la corrida est une cérémonie sans complaisance pour la morbidité. Elle est au contraire un rituel de résurrection où la vie et la beauté triomphent avec d'autant plus d'éclat qu'elles se sont laissées effleurer par la catastrophe.

François Zumbiehl


La corrida devient symbole de vérité, authenticité : on y retrouve la vie telle qu'en elle-même. La vie en tant que lutte perpétuelle, en tant que don merveilleux mais si fragile. On y rencontre l'amour, celui d'un homme et d'une bête, amour fou et meurtrier. On y voit le sexe, dans l'image puissante de la virilité du toro et de la féminité incarnée par le torero. On y sent la violence, violence du combat, violence de la rage de tuer et du désir de vaincre. On y apprend enfin la peur, celle qui vient du fond des tripes et qu'il faut maîtriser pour gagner. La tauromachie permet de retrouver une vie authentique où plus rien n'est réprimé ; et donc un bien-être primaire. Toute l'hypocrisie et la peur dont la société peut parfois faire preuve aujourd'hui sont bannies ; il ne reste que la sincérité.


La tauromachie est l'expression au premier degré des forces élémentaires de la vie qui sont diluées, sinon censurées dans l'existance courante.

François Zumbiehl


La corrida, représentation moderne du sacrifice ; la corrida, symbole de la victoire ; la corrida, acte de vérité. Et pour cela, elle est avant tout la fête.


Mythes et symboles, trois thèmes essentiels à la vie sociale : le sexe









Des taureaux dans la Tête : plan du site

Référencement des trois thèmes essentiels de la vie sociale

Le combat peut être une fête.           Jorge Luis Borges