TERCIO DE PIQUES

                                            Suerte de varas

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Le déroulement des trois actes de la tragédie

Tels sont les trois actes de la tragédie ; c'est le premier, celui des cheveaux qui indique ce que seront les autres et qui, en fait, rend possible la suite. C'est au premier acte que le taureau entre en pleine possession de ses facultés, confiant, rapide, batailleur et conquérant. Toutes les victoires sont au premier acte. A la fin du premier acte, il a, en apparence, gagné. Il a nettoyé l'arène des hommes montés et il est seul. A deuxième acte, il est complètement baffoué par un homme non armé, et très cruellement puni par les banderillos, de sorte que sa confiance et sa rage aveugle grandissent, et qu'il concentre sa haine sur un objet individuel. Au troisième acte, il n'a en face de lui qu'un homme qui doit, tout seul, le maîtriser avec un morceau d'étoffe placé sur un bâton, et le tuer de face, en passant par-dessus la corne droite pour le mettre à mort d'un coup d'épée entre les omoplates.

Ernest Hemingway



Tercio de piques, suerte de varas

Très rapidement, au son des clarines, vont entrer deux chevaux


Ruedo (appelé aussi : circo, ou encore redondel


Pique

Le cavalier maintient la pique sans à-coup tant que le toro est au contact et doit ouvrir la sortie pour permettre au torero d'enlever rapidement le toro. Il ne doit pas fermer la sortie vers le centre.


      Veronica
Sainte Véronique essuye le visage du Christ

Veronica : elle tient son nom de la Sainte qui, au passage du Christ sur le chemin du Golgotha, tendit un mouchoir pour essuyer le sang de son visage.


Farol
Chicuelina
Rebolera


Quelques passes sont tout d'abord données par le maestro, pour sentir son animal, le juger de près une première fois. Très rapidement, au son des clarines, vont entrer deux chevaux, recouverts de carapaçon qui leur évitera de se faire étriper, les yeux bandés de rouge pour qu'ils ne s'effraient pas à la vue du toro qui va les charger.


Le premier picador parcours un demi-tour de piste par la droite du toril et s'arrête près d'un buriadero. Il se retourne sur le flanc droit de son cheval, et reste placé parallèlement aux barrières. Le second picador s'est arrêté sur la gauche du toril.


Tout d'abord, le matador qui doit tuer le toro place l'animal par quelques jeux de cape face au cheval, et donc perpendiculairement aux barrières, plutôt vers le milieu de la piste. Une fois que tous les personnages sont en place, le picador cite - en espagnol, donner rendez-vous - le taureau en criant et en s'agitant sur son cheval. Alors l'animal, s'il est brave, charge et le picador recevant l'attaque pique le toro au momment même où il baisse la tête. Le picador doit s'efforcer de contenir la ruée de l'animal tant qu'elle s'exerce, puis tire la rêne gauche de sa monture et pousse très fortement le toro vers l'avant pour lui donner sa partie, c'est à dire le dégager de son cheval.


Le torero qui a placé l'animal au début de tercio le reprend dans les plis de sa cape, le ramène au centre de l'arène pour le céder à l'un de ses confrères, qui, à son tour, fait quelques passes au toro et le remet en place pour la seconde pique. La bête recevra ainsi trois piques, après lesquelles les matadors, à tour de rôle, lui donneront quelques passes de cap destinées à apprécier ses réactions après la première, la seconde, puis la troisième blessure.


Les passes de cape sont exercées dans un but
essentiellement esthétique. La passe de cape la plus fréquente et la plus importante est la veronica : lorsque le toro passe, cornes baissées, l'homme ouvre le vêtement rose en étirant son bras droit au maximum. Fasciné par le leurre, l'animal se retourne alors que le maestro s'est immédiatement replacé pour recevoir la nouvelle attaque. La beauté de la passe vient de l'harmonie de son enchaînement, puisqu'elle est effectuée en série. Celle-ci se terminera par une media-veronica qui désenlacera l'homme et le toro : le torero ramène sa cape contre sa hanche, au momment où le toro va la franchir, ceci dans un mouvement d'éventail qui se referme. L'animal, surpris par la disparition du leurre, s'immobilise, coupé net dans son élan.


La grande majorité des passes de cape se déroulent de face, au début, du moins, même si, au coeur du mouvement, le torero continue la suerte de façon circulaire. Je me limiterai ici à ne donner que quelques exemples de passes : la chicuelina, dans laquelle l'homme enferme son corps dans les plis du vêtement en tournant en sens inverse de la course du toro ; le farol, où, en tournant également, le torero fait voler sa cape au-dessus de sa tête ; la rebolera, où le capote tenu d'une seule main, s'envole dans le dos du torero qui tourne sur lui-même, ce qui arrête net le toro, à nouveau surpris par le soudain retrait du leurre ; la mariposa - papillon -, qui voit l'homme reculer en agitant derrière son dos le tissu, alternativement de droite et de gauche, ce qui oblige l'animal à modifier en permanence la position de son attaque ; l'abanico - éventail -, où la cape tenue cette fois par devant, suit les même mouvements que la mariposa.


Les trois actes de la tragédie : tercio de banderilles, suerte de banderillas





Des taureaux dans la Tête : plan du site

Référencement du tercio de piques, suerte de varas

Burladero : abri de planches situés en avant de la barrière et permettant l'accès au callejón, couloir séparant la barrière des gradins.