TERCIO DE MORT                   

Suerte de muerte   

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Tercio de mort, suerte de muerte

En sacrifiant le taureau au dernier acte, le matador triomphe, illusoirement, de la mort. Mais en réalité, la mort imprègne chaque seconde de la corrida. Elle est cette fugacité omniprésente, qui éteint, les unes après les autres toutes étincelles du plaisir, et que le torero tente de retenir en étant ce danseur immobile, ou cet hypnotiseur de monstres. N'est-ce pas finalement le temps, déguisé en taureau, que l'on torée et que l'on temple ?

François Zumbiehl


Le maestro requiert auprès de l'autorité suprême la permission de tuer

Brindis à un ami
Brindis à une Dame
Brindis au public



Début de la faena de muleta

Passe natural

Passe natural

Les derechazos sont des passes données comme la naturelle, mais de la main droite

Le peccho, le torero, de la main gauche, termine une série de natural et présente la muleta vers la corne opposée du toro

La manoletina, création de Manolete
La manoletina, création de Manolete


Le toro est immobile, essoufflé par la course que lui a imposé la pose des banderilles. Le torero est près de la barrière, prenant la muleta, l'épée et la montera.


Le torero s'avance ensuite vers la présidence, le tissu replié sous son bras, l'arme dans une main et son petit chapeau noir dans l'autre. En brandissant ce dernier puis en s'inclinant, placé devant la présidence, le
maestro requiert auprès de l'autorité suprême la permission de tuer son toro.


Puis, s'il en a le désir, le torero ira brinder l'animal, c'est à dire l'offrir, ou plus précisement en offrir la mort à quelqu'un. Ce quelqu'un pourra être le public, auquel cas le torero ira se placer au centre de l'arène, et tournera lentement sur lui-même, en saluant en rond le public qu'il désire honorer. Puis, s'il est un peu courageux, il défiera le sort en jetant par dessus son épaule la montera qui tombera sur le sol bien à l'endroit, ce qui augure la chance, ou qui, au contraire, montrera son intérieur rouge au milieu du sable doré, signe de malchance... Dans le cas du brindis personnalisé, le torero lance sa montera à celui qu'il a choisi, après lui avoir expliqué la raison de son choix.


Le brindis est un cadeau que l'on offre, rien de plus, et après la mise à mort, que le tercio ait été réussi ou pas, le torero ira rechercher sa coiffe.


Après ce geste cérémonial, commencera la partie essentielle de la corrida, la faena de muleta, cet ensemble de passes destinées à préparer le toro pour sa mise à mort. Cette phase débute par des passes aidées par le bas ou par le haut, nommées de cette façon parce que la surface de la muleta tenue d'une main, est considérablement augmentée par l'épée, tenue de l'autre main et piquée dans le coin le plus éloigné du tissu.


La passe natural tire son nom du fait que le torero, tenant l'épée de la main droite, poing ramené sur la hanche, présente au toro de sa main gauche l'étoffe rouge, qui pend naturellement sur son bâton de bois, sans être agrandie par l'arme comme il est le cas dans les autres passes. Le matador, généralement de profil, propose donc le tissu au toro, bras largement tendu, provoque sa charge et, lorsque l'animal prépare son attaque tête baissée, l'homme immobile et pieds joints, recule lentement la muleta en demi-cercle, puis se retourne rapidement après le passage du toro pour lui donner une nouvelle passe.

Les derechazos sont des passes données comme la naturelle, mais de la main droite, l'étoffe étant quelque peu agrandie par l'épée. Ces deux passes sont les figures de base de la technique de la faena de muleta.

Cependant, il existe pour la cape un grand nombre d'autres passes, moins importantes cependant pour le combat, même si elles ne sont pas toutes des adornos, ornements : le peccho, poitrine, où le torero, de la main gauche, termine une série de natural et présente la muleta vers la corne opposée du toro, l'élevant de façon que l'animal passe sous l'étoffe ;

la manoletina, passe de la droite où le maestro, retenant de son bras gauche replié dans son dos une partie du drap rouge, et le bras droite bien tendu sur le côté, provoque la charge du toro et effectue lors de son passage un tour complet en sens inverse de la course du fauve. Les nombreuses passes restantes, qu'il serait trop long de toutes énumérer, sont des créations d'autres matadors ou variantes de celles que l'on vient de citer.



Tercio de mort, suerte de muerte : la mise à mort









Des taureaux dans la Tête : plan du site

Référencement du tercio de mort, suerte de muerte

Mourir en combattant, c'est la mort détruisant la mort. Mourir en tremblant, c'est payer servilement à la mort le tribut de sa vie. W. Shakespeare