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Historique de la plaza de toros
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Les fêtes de taureaux et la ville
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Les jours et les occasions de fêtes ont été inséparablement liés aux jeux des taureaux : les taureaux dans les rues et places de la ville, avec une foule turbulente et enjouée ; les taureaux dans les fêtes patronales autour des ermitages.
Très vite, la ville apprend à combiner, sur ses places, les fêtes avec sa vie quotidienne, pour plus tard, disposer d'un espace scénographique s'adaptant aux fêtes des taureaux.
Proche des anciens théâtre en plein air, avec des galeries fermant ses façades intérieures, la place va dimensionner ses proportions, augmentant sa longueur et sa largeur, pour que les fonctions théâtrales et tauromachiques se déroulent avec l'amplitude nécessaire.
Sa forme tend à devenir rectangulaire, son intérieur se libère de tout tentation ornementale. Les fontaines publiques, arbres et autres éléments d'usage collectif se déplaceront pour libérer l'espace central.
Les places, dès lors, régularisent leurs façades.
Presque toutes sont construitent d'une manière uniforme, avec des arcades au rez, permettant un adossement plus aisé des gradins, et des balcons-galeries aux étages supérieurs.
Cet espace, sorte de grand patio à l'intérieur de la ville, posera les premiers principes d'un bâtiment pour les fêtes et les spectacles publics.
D'ailleurs, on retrouvera la coupe de la place publique, plus tard, dans la construction dédiées aux courses de taureaux, l'arène.
Nombreuses de ces places étaient également liées au déroulement du marché.
Simultanément places de fêtes publiques et de marchés, elles vont se spécialiser en tant qu'espace de spectacle.
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La plaza mayor
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Plaza Mayor d'Adelantado de Segovia, 1951 : normal, fête
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La plaza mayor, régulière et homogène, atteint avec le baroque, l'unité totale avec une rigueur uniforme dans ses éléments constitutifs.
L'unité des maisons est officialisée par un nouvel alignement obligatoire à la façade et en hauteur, quand n'a pas lieu une rénovation simultanée de plusieurs habitations.
En tous les cas, cet espace urbain, morphologiquement unitaire et défini par ses maisons, a été pensé plutôt comme scène de spectacles publics et de marché que, comme dans d'autres places apparues en France, comme glorification du pouvoir absolu.
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Les places urbaines octogonales
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L'enracinement de la coutume de célébrer des fêtes et de courir les taureaux sur la plaza mayor était tel qu'il conditionna les places octogonales.
Construite afin d'assainir et d'embellir la ville, elles furent vite assumées et acceptées de par leur disposition idéale pour les corridas, et marquèrent ou caractérisèrent les interventions de cette époque.
Sa forme octogonale permettra une meilleure élimination des angles morts et de querencia (instinct qui ramène les animaux vers un endroit favori) pour le taureau, de même qu'elle favorisera une meilleur vision, s'adaptant et faisant simultanément office de place quotidienne ou de scène, surtout durant les fêtes de taureaux.
Cet espace pourrait être considéré comme une extension de l'axe longitudinal qui domine la trame orthogonale de la ville, plutôt que comme un espace urbain autonome inséré à l'intérieur de la trame, auquel on accède depuis différentes directions.
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L'apparition des premiers édifices construits expressément en tant que plaza de toros, détachés définitivement de la trame urbaine et séparé de la place publique, apparaissent de manière stable au milieu du XVIIIème siècle.
Néanmoins, ces édifices autonomes, à leur début, contenaient un haut degré d'indécision du fait que le bâtiment public ne pouvait faire abstraction des logements pour adapter sa forme : la résidence était son support.
Sans doute, faut-il insister sur le fait qu'un changement radical s'est produit alors.
Il ne s'agit pas d'un vide urbain entre les rues, de la déformation d'un parcellaire ou de l'adaptation d'une typologie à la forme de la ville.
La plaza de toros est une forme, un type de bâtiment dont le patio et l'espace intérieur sont liés à la tauromachie, et non une place urbaine.
Comme les places urbaines octogonales, ces premiers bâtiments, libéré et indépendant du parcellaire, nécessitaient encore un adossement, créé par les habitations, pour construire sa forme.
Ce sera l'activité taurine, la fête des taureaux, qui déjà a atteint un certain degré de systématisation et de développement, qui dictera la forme et les dimensions convenables, requérant un type d'enceinte pou un spectacle donné, prédécesseur des nouvelles formes du toreo.
Des édifices de plazas de toros octogonales, tout d'abord constitués par des maisons mitoyennes, pour plus tard s'en détacher et en devenant totalement circulaire, nous en arriverons à l'édifice totalement autonome, que l'on rencontrera pleinement développé durant la seconde moitié du XVIIIème siècle.
Avec la mesure du siècle des lumières, l'ordre est introduit dans le combat, la mort de l'animal est réglementée, de même qu'apparaissent de sédifices circulaires, enceintes spécifiques des plaza de toros.
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La «Maison des Taureaux», Cádiz Andalousie, thème : description de la plaza de toros
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