|
CHAPITRE II - DU PREMIER TIERS (TERCIO) DU COMBAT
ARTICLE 72
-
Le Président ordonnera l’entrée en piste des picadors une fois que l’animal aura été travaillé avec la cape par le matador.
-
Pour faire courir l’animal et l’arrêter, il ne pourra y avoir en piste plus de trois banderilleros qui s’y emploieront dès sa sortie dans le ruedo en évitant des courses inutiles.
-
Il est interdit de recortar (tordre) l’animal de l’aveugler dans le capote pour provoquer un choc contre la barrière ou de lui faire donner des coups de cornes contre les burladeros.
Le matador qui enfreindrait cette interdiction recevra un avertissement du président et dans ce cas pourrait être sanctionné comme auteur d’une infraction légère, en particulier si par la suite de son intervention irrégulière l’animal souffrait d’une diminution sensible de ses facultés.
En cours de spectacle, à la demande du chef de lidia ou du Président de la course, l’état de la surface de la piste sera rectifié si cet état l’exige.
L’organisateur disposera du matériel immédiatement disponible.
ARTICLE 73
-
Les picadors interviennent chacun à leur tour. Celui qui doit intervenir se place conformément aux directives du matador concerné, à l’opposé du toril, alors que l’autre picador se positionne dans la partie de piste opposée au premier.
-
Lorsque le picador se prépare à piquer, il le fait en citant l’animal sur la droite sans dépasser le cercle le plus proche de la barrière.
Le picador veillera à ce qu’aucun torero ne s’avance au delà de son étrier gauche.
L’alguazil interviendra en cas d’infraction à cette règle.
-
L’animal devra être mis en suerte sans qu’il ne franchisse le cercle le plus éloigné de la barrière et, à aucun moment, les toreros ou les monosabios ne pourront se tenir du côté droit avec son cheval.
-
Quand l’animal s’élance vers le cheval le picador effectuera la suerte par la droite, perpendiculaire au cercle extérieur.
Il est interdit de vriller, de fermer la sortie à l’animal, de tourner autour de lui, d’insister ou de maintenir le châtiment s’il est mal donné.
Le picador devra piquer dans le haut du morillo.
Si le toro se sépare du cheval, il est interdit de le piquer à nouveau immédiatement.
Les toreros devront écarter immédiatement le toro pour, s’il y a lieu, le remettre à nouveau en suerte tandis que le picador fera reculer son cheval afin de le repositionner.
Les toreros opèreront de la même façon lorsque l’exécution de la suerte est incorrecte et surtout si elle se prolonge trop longtemps.
Les picadors pourront à tout moment se défendre et protéger leur cheval.
-
Si le toro ne charge pas le cheval après avoir été placé à trois reprises au delà du second cercle il sera mis en suerte sans qu’il soit tenu compte de cette limite.
-
Les animaux recevront un châtiment approprié, pas inférieur à deux piques, à chaque cas selon les circonstances.
Le matador en piste pourra demander, s’il l’estime opportun, le changement de tercio et le Président décidera de ce qu’il a à faire, compte tenu du châtiment reçu par l’animal.
Le Président pourra d’autre part ordonner le changement de tercio lorsqu’il jugera que l’animal a été suffisamment châtié.
-
Lorsque le Président ordonne le changement de tercio, les picadors doivent cesser immédiatement le châtiment, mais ils pourront continuer à se défendre et protéger leur cheval jusqu’à ce que les toreros retirent l’animal.
-
Les toreros à pied qui enfreignent les normes relatives à l’exécution de la pique recevront un avertissement du Président et pourront être sanctionnés au troisième avertissement en tant qu’auteurs d’une faute légère.
Les monosabios sont considérés comme auxiliaires du picador, et à cet effet, pourront utiliser un bâton.
-
Le Président donnera un avertissement aux picadors contrevenant aux dispositions du présent article et pourra les sanctionner selon la gravité de l’infraction commise.
-
Un subalterne de la même cuadrilla se tiendra en piste à côté du picador qui ne participe pas à la suerte de piques, afin d’effectuer les quites permettant d’éviter que l’animal dans sa fuite n’entre en contact avec son cheval.
-
Aucun toro ne pourra obtenir la vuelta al ruedo (tour de piste post mortem) ou l’indulto (grâce du Président) s’il n’a pas fait preuve d’une bravoure suffisante à la pique.
ARTICLE 74
-
Durant l’exécution de la suerte de piques, tous les matadors demeureront à la gauche du picador.
Le matador à qui correspond la lidia dirigera le déroulement de la suerte et interviendra au moment qu’il jugera nécessaire.
-
Nonobstant ce qui précède, après chaque pique, les autres matadors feront un quite par ordre d’ancienneté. Si l’un d’entre eux décline l’offre, son tour passera.
ARTICLE 75
Lorsque pour un accident quelconque l’un ou les deux picadors de la cuadrilla en piste ne peuvent continuer leur prestation, ils seront remplacés par ceux des autres cuadrillas par ordre d’ancienneté inversé.
ARTICLE 76
Lorsque du fait de sa couardise, un animal ne pourra être piqué dans les formes indiquées dans les précédents articles, le Président pourra, à la demande du matador concerné, ordonner le changement de tercio et décider de la pose des banderilles noires ou de châtiment.
CHAPITRE III - DU DEUXIEME TIERS (TERCIO) DU COMBAT
ARTICLE 77
-
Une fois le changement de tercio ordonné par le Président on banderillera l’animal en lui posant trois paires de banderilles ou au minimum deux sur décision du Président.
-
Les banderilleros interviendront deux par deux.
-
Pendant l’exécution de ce tercio, le matador qui doit combattre le toro suivant se placera au centre du ruedo derrière le banderillo qui va intervenir, tandis que le troisième matador se placera derrière l’animal.
De plus deux peones pourront intervenir afin d’aider les banderilleros.
-
S’ils le désirent, les matadors pourront banderiller eux-mêmes l’animal qu’ils ont à combattre et, s’ils le souhaitent, inviter les autres matadors à participer également à la suerte.
ARTICLE 78
Les toreros qui poseraient des banderilles sans autorisation après l’annonce du changement de tercio seront sanctionnés.
ARTICLE 79
Lorsqu’en raison de blessures ou accident, les banderilleros d’une cuadrilla ne pourraient achever leurs interventions, ils seront remplacés par les plus jeunes de leurs collègues des autres cuadrillas.
|