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Au XVIIIème siècle, les Bourbons essayèrent de revitaliser toute la société espagnole, introduisant l'ordre et instituant ses propres manifestations.
Leur architecture faisait abstraction du subjectivisme théologique et philosophique baroque et cherchait à agir en tant que science au service des idées nouvelles.
L'attitude critique de la société engendrera la révision des institutions et des typologies sur lesquelles elles se basaient.
Elles s'adapteront aux nouvelles propositions, ou s'en créeront de nouvelles, cristallisations formelles des désirs latents de la société.
La fête des taureaux, déjà consolidée dans la société espagnole de cette époque, est son spectacle public par excellence.
L'institutionnalisation de la corrida, introduisant l'architecture comme une valeur déterminante du nouvel ordre, permit l'apparition de la plaza de toros, détachée des places urbaines et indépendante des habitations.
L'apparition des institutions, entre autres les reales maestranzas de caballeria, sera certainement le point de départ d'une attitude de vérification :
vérification des espaces de fête à cette nouvelle régularisation, créant ainsi des édifices nouveaux.
Apparaîtront alors les théâtres, bibliothèques, académies, et plaza de toros.
Les reales maestranzas, orientées vers l'entraînement systématique dans le jeu militaire avec les chevaux, réapparaîtront avec l'arrivée des Bourbons. Comme beaucoup d'autres institutions, elles se favoriseront en s'accordant, entre autres, le privilège de célébrer les fêtes et corridas de taureaux.
L'institution, née comme école militaire de cavalerie, se transformera, lentement mais inévitablement, en une organisation pour le spectacle public.
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