LA PLAZA DE TOROS

Edifice autonome

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Edifice autonome

La première plaza de toros de Cádiz, inaugurée par Isabelle II en 1862


Année d'inauguration
de quelques plazas de toros andalouses

1761 Sevilla
1785 Ronda
1840 Jerez de la Frontera
1846 Córdoba
1847 Jaén
1848 Antequera
1853 San Roque
1862 Cádiz
1868 Algeciras
1871 San Fernando
1876 Málaga
1878 Cazalla de la Sierra
1878 Loja
1880 Adra
1880 Granada

1880 Puerto de Santa Maria
1881 Andùjar
1882 Riotinto
1883 La Línea de la Concepción
1884 Fuenteheridos
1884 Sanlúcar
1888 Almeria
1888 Nerva
1889 Ecija
1890 Linares
1891 Baeza
1892 Priego
1894 Vélez-Málaga
1902 Huelva



La Malagueta, arènes de Málaga


  1875  

Construction de la Malagueta, les arènes de Málaga

  1890  


La Malagueta en 1890

  1922  


La Malagueta en 1922

  1926  

Arènes de Málaga en 1926

  1960  


La Malagueta en 1960

  1965  

Arènes de Málaga en 1965

  2006  

Arènes de Málaga en 2006


L'apparition des premiers édifices construit expressément en tant que plaza de toros détachés définitivement de la trame urbaine et séparés de la place publique, apparaissent de manière stable au milieu du XVIIIème siècle.


Néanmoins, ces édifices autonomes, à leur début contenaient un haut degré d'indécision du fait que le bâtiment public ne pouvait faire abstraction des logements pour adapter sa forme : la résidence était son support.


Sans doute, faut-il insister sur le fait qu'un changement radical s'est produit alors. Il ne s'agit pas d'un vide urbain entre les rues, de la déformation d'un parcellaire ou de l'adaptation d'une typologie à la forme de la ville. La plaza de toros est une forme, un type de bâtiment dont le patio et l'espace intérieur sont liés à la tauromachie, et non une place urbaine.


Il est significatif de voir combien survivaient encore dans ces édifices les formes urbaines et son caractère public, non seulement dans la disposition de ses éléments architectoniques, mais aussi l'usage et le fonctionnement que l'on faisait de la place, les résidents et les propriétaires des habitations ayant l'obligation de conserver les balcons en tant qu'espace public. D'un autre côté, la place s'adaptait au rez avec des gradins de bois afin de former le ruedo, la piste, pour les occasions taurines. Quatre arcs d'entrées ou pertes donnaient accès : un à l'est, pour les spectateurs ; un au sud, pour les cuadrillas et le personnel ; un à l'ouest, qui reliait les corrales du toril avec le pré ; un autre au nord, pour le matador.

Plan des arènes de Ronda, achevées en 1785

Une certaine dépendance des escaliers des maisons avec cette servitude publique d'accès aux balcons intérieurs, impliquait que les habitations, se développant sur quatre étages, disposent d'un escalier intérieur pour donner ainsi accès direct et préserver les logements du public.


Comme les places urbaines octogonales, ces premiers bâtiments, libérés et indépendants du parcellaire, nécessitaient encore un adossement, créé par les habitations, pour construire sa forme. Ce sera l'activité taurine, la fête des taureaux, qui a déjà atteint un certain degré de systématisation et de développement, qui dictera la forme et les dimensions convenables, requérant un type d'enceinte pour un spectacle donné, prédécesseur des nouvelles formes du toreo.


Les édifices de plaza de toros octogonales, tout d'abord constitués par des
maisons mitoyennes, pour plus tard s'en détacher et en devenant totalement circulaires, nous en arrivons à l'édifice totalement autonome, que l'on rencontrera pleinement développé durant la seconde moitié du XVIIIème siècle.


Avec la mesure du siècle des lumières, l'ordre est introduit dans le combat, la mort de l'animal est réglementée, de même qu'apparaissent des édifices circulaires, enceintes spécifiques des plaza de toros.


Les reales Maestranzas


Des taureaux dans la Tête : plan du site




Référencement de la plaza de toros

Un édifice basé sur des siècles d'histoire ne se détruit pas avec quelques kilos d'explosifs.             Petr Alekseïevitch Kropotkine