LA PLAZA DE TOROS  

Antécédents de la plaza mayor : les fêtes de taureaux et la ville

Φ   Déroulement de la corrida   Φ   Scène de la fête   Φ   Places urbaines   Φ   Edifice autonome   Φ   Reales Maestranzas   Φ   Expression   Φ




Antécédents de la plaza mayor : les fêtes de taureaux et la ville

Les taureaux sont, encore aujourd'hui, lâchés dans les rues et places d'Arcos de la Frontera (Cádiz)


La place va dimensionner ses proportions jusqu'à devenir rectangulaire
Il est prit possession des balcons et fenêtres du spectacle qui rempli l'espace

Dès le XIVème siècle, la présence du taureau dans la ville sera progressivement limitée avec des barrières



Facade de la Plaza Mayor, Chinchón



Salmanque, Plaza Mayor


Marché sur la place principale, la place des fêtes taurines


Les jours et les occasions de fêtes ont été inséparablement liés aux jeux des taureaux : les taureaux dans les rues et places de la ville, avec une foule turbulente et enjouée ; les taureaux dans les fêtes patronales autour des ermitages ; les capes et lances dans les places d'arme des châteaux, sont constantes dans la vie publique espagnole.


Très vite, la ville apprend à combiner, sur ses places, les fêtes avec sa vie quotidienne, pour plus tard, disposer d'un espace scénographique s'adaptant aux fêtes de taureaux.


Proche des anciens théâtres en plein air, avec des galeries fermant ses façades intérieures, la place va dimensionner ses proportions, augmentant sa longueur et sa largeur, pour que les fonctions théâtrales et tauromachiques se déroulent avec l'amplitude nécessaire. Sa forme tend à devenir rectangulaire, son intérieur se libère de toute tentation ornementale. Les fontaines publiques, arbres et autres éléments d'usage collectif se déplaceront pour libérer l'espace central. Cet endroit aménagé pour les fêtes, qui ne se comprend pas sans les personnes prenant possession du centre de la place, comme celles profitant depuis le haut de leurs balcons ou fenêtres du spectacle qui rempli l'espace, fait de la place publique le centre d'activité social et de fête de la ville.


L'unité que confèrent à la place ses arcades et l'ordonnancement régulier de ses façades, favorisent son caractère d'arrière-scène citadin et centre d'activité sociale, dans lequel s'implantent toujours plus fréquemment les
mairies et maisons de maître.


La place devient alors l'espace urbain le plus régulier et représentatif de la ville. On y construira des estrades de bois lors de fêtes et distractions publiques. Dès le XIVème siècle, la présence du taureau dans la ville sera progressivement limitée avec des barrières fermant rues et ruelles accédant à la place.


Beaucoup de ses places, bien qu'elles se présentent comme urbaine, étaient initialement extramuros, en dehors des murailles, mais à proximité des portes. Avec le temps, elles commencèrent à faire partie de la trame urbaine, se trouvant aujourd'hui étroitement liées à leur localité.


La place publique la plus représentative se spécialisera alors, et s'adaptera en tant que plaza de toros avec l'introduction d'un système de structures en bois pour la création des gradins. Ceci jusqu'au début du XIXème siècle, oû l'on verra alors apparaître des édifices destinés exclusivement à cette activité. Ces structures ajoutées, à caractère provisoire, seront répétées toute la hauteur des bâtiments.


Les places, dès lors, régularisent leurs façades. Presque toutes sont construites d'une manière uniforme, avec des arcades au rez, permettant un adossement plus aisé des gradins, et des balcons-galeries aux étages supérieures. Cet espace, sorte de grand patio à l'intérieur de la ville, posera les premiers principes d'un bâtiment pour les fêtes et les spectacles publics. D'ailleurs, on retrouvera la coupe de la place publique, plus tard, dans la construction dédiée aux course de taureaux, l'arène.


Les jeux et diversions publiques requéraient un espace urbain plus homogène, avec une plus grande régularité dans sontracé et une plus grande capacité d'accueil pour le public. C'eat ainsi que les façades augmentèrent leur nombre d'étages, réduisant la hauteur de ces derniers, et les murs se perforèrent de nombreux trous. L'accès aux galeries se faisait généralement par des escaliers aux angles de la place.


Nombreuses de ces places étaient également liées au déroulement du marché. Simultanement places de fêtes publiques et de marchés, elles vont se spécialiser en tant qu'espace de spectacles.


La plaza mayor ; scène de la fête et adaptation au thème taurin


Des taureaux dans la Tête : plan du site


Référencement de la plaza de toros

La fête, si périssable soit-elle, engendre des semences d'idées et de désirs, jusque-là inconnus, et qui, souvent, lui survivent.   Jean Duvignaud