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Pour les aficionados et les professionnels du mundillo, l'essentiel est clair : No hay quién la abola, Personne ne pourra jamais l'abolir.
La tauromachie a traversé l'histoire malgré de nombreuses embûches.
Elle est une culture vivante ancrée dans le passé, le présent, et certainement le futur.
Comme nous l'avons vu, le spectacle de la corrida est un Art.
C'est à ce titre qu'il paraît peu probable qu'elle disparaisse un jour, l'art étant un des moyens détournés et fondamentaux pour une société de s'exprimer.
Les arts évoluent mais ne disparaissent pas.
C'est ainsi qu'une série d'améliorations et de changements, quant au spectacle et à ses composantes, auront certainement lieu ces prochaines décennies : amélioration de la forme physique du toro, récupération de son patrimoine génétique, réforme du tercio des piques (suppression des trois piques obligatoires, changement du cheval, réforme du peto modification de l'arme),
modernisation de l'assistance sanitaire, réformes financières et professionnalisation du torero.
La tauromachie est profondément ancrée dans la culture hispanique ; elle est née avec son histoire.
Le simple engouement de la population à son encontre me semble être une preuve incontestable de sa raison d'être et de sa raison de perdurer.
La tauromachie est une affaire de coeur plus que de raison ; c'est pour cela qu'elle ne peut pas mourir, qu'elle ne veut pas mourir.
Je ne saurais mieux conclure que par les mots de Simon Casas : C'est ainsi qu'un jour la corrida disparaîtra : discrètement.
Quand il n'y aura plus de raisons socio-culturelles pour qu'elle existe.
Tuer pour se nourrir, se battre pour conquérir, l'homme dans son raffinement a-t-il jamais échappé aux postulats de base de la vie ? La mort violente est souvent à l'origine des plus beaux vestiges de l'humanité qui sont traces de sacrifice. Nos cultures sont nées dans des bains de sang.
Celui qui coule dans l'arène en est une goutte de plus.
Doit-on en faire l'économie ?
Admissible question qui a valeur morale.
Mais son légitime fondement n'empêchera jamais que dans l'infinie chaîne de reproduction de la vie, il existe d'infinies horreurs quotidiennes.
La génétique est divine, notre comédie aussi.
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