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Comme nous avons pu le constater, le monde de la tauromachie se restreint à un cercle très fermé, presque élitiste, et mystérieux.
Le bâtiment lui-même fait figure de sanctuaire auquel l'accès n'est donné que lors des représentations.
Le reste de l'année, il demeure inaccessible ; un monument endormi et emblématique au coeur de la ville.
C'est la raison pour laquelle la plaza de toros me semble pouvoir être comparée à une cathédrale ; la maison des taureaux.
Cette analogie ne vient pas uniquement du fait de son aspect monumental, de son rôle urbain et de sa fonction restreinte, mais également de sa signification presque mythique.
L'arène, comme la cathédrale, est un lieu de recueillement aspirant à la beauté et à l'amour.
Certes, un recueillement face à un spectacle prônant l'esthétique pure, et un amour des taureaux.
Mais le respect reste le même.
Une plaza de toros aujourd'hui ?
La première problématique semble être d'un aspect purement économique de rentabilité du bâtiment.
La condition sine qua non dans notre société.
Quant à la morphologie et la représentativité du bâtiment, il me semble que l'arène, telle qu'elle a traversé le XXème siècle reste d'une actualité toute contemporaine.
Sa typologie est adaptée à un type de spectacle très précis et réglementé.
Elle ne saurait ainsi guère évoluer, la conception de l'édifice correspondant parfaitement, et dans ses moindres détails, à la fonction qui lui a été donnée.
De par ces considérations, et par anticipation sur mon travail pratique de diplôme, je tendrais à proposer une réactualisation de la plaza de toros quant à son programme.
En effet, pour être économiquement rentable et gagner sa place au coeur de la ville, elle devra certainement proposer un certain nombre d'activités, annexes au spectacle de la corrida, ayant trait au thème taurin et à celui de la scénographie.
Sorte de centre plurifonctionnel dédié à la tauromachie, il pourrait accepter en son sein, outre l'arène à proprement parler et ses dépendances directes, une bibliothèque-librairie, des bars-restaurants, un musée, une école de flamenco.
Projet utopique, certes, mais inscrit dans une réalité bien concrète et répondant à une réelle demande de la ville de Cádiz, il me semble pouvoir gagner sa légitimité dans sa réactualisation et sa concrétisation.
La suite est une autre histoire...
La «Maison des Taureaux», Cádiz Andalousie
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