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Le débat reste ouvert, pour tenter de déterminer l'origine exacte de la tauromachie espagnole.
Malgré toutes les analogies qui peuvent être faites avec les pratiques religieuses et sportives qui se sont développées au fil du temps en Europe et dans le monde oriental, ou encore avec les jeux barbares des amphithéâtres romains, il semblerait plus juste d'affirmer que la tauromachie actuelle est née en Espagne.
Dans les premiers temps, le taureau était un élément essentiel pour la survie des hommes qui utilisaient sa viande, sa peau, ses os.
Il était donc un animal de chasse par excellence.
Sa puissance est sa férocité rendaient la chasse non seulement difficile mais aussi pleine d'intérêt puisqu'il s'agissait de dominer une force supérieure à celle de l'homme.
Et les Espagnols se sont toujours caractérisés par un goût très prononcé pour l'aventure et le risque, et par l'obsession pour tout ce qui est lié à la mort.
Si l'on ajoute à cela que dans la péninsule ibérique, les taureaux, très nombreux, semblent avoir conservé leur état sauvage plus longtemps que dans le reste de l'Europe, nous nous trouvons face à deux principes élémentaires du jeu tauromachique :
d'un côté, l'homme espagnol, aventurier et orgueilleux, de l'autre, le taureau, animal ludique par excellence.
Entre les deux intervient la chasse qui permet à l'homme de combler ses besoins domestiques.
Celle-ci se perfectionne avec le temps, pour faciliter la capture de la bête...
Et la chasse poursuit son évolution : elle prend petit à petit un côté spectaculaire.
Le jeu prendra alors de dessus sur la nécessité alimentaire.
La corrida apparaît ainsi comme un phénomène ludique, qui naît naturellement en Espagne.
D'ailleurs, la tauromachie y est appelée la fiesta nacional, la fête nationale.
Ce ne sera que plus tard que l'homme, face à ce spectacle si original, se serait attaché à l'interpréter, à lui trouver des symboles, à lui greffer des mythes.
L'Andalousie apparaît comme l'axe principal de la tauromachie.
Parce qu'elle a donné les toros, d'abord, ensuite, parce qu'elle a vu naître les plus grands noms du toreo : les Romero, Costillares, Pepe Hillo, Manolete...
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