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Rien n'est possible si l'on est incapable, dès la sortie du toro d'observer intensément et d'enregistrer tous les signes dont on pourra induire son comportement futur.
François Zumbiehl
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Il est, cependant, une influence à laquelle les matadors ne peuvent se dérober.
C'est celle de la région où ils sont nés.
L'enseignement de la tauromachie, revêtant la forme d'une tradition orale, recueillie de génération en génération, donne naissance, suivant les lieux, à des écoles de styles différents et dont les caractéristiques restent bien déterminées.
Les Sévillans conservent la pureté du toreo pratiqué au XIXème siècle.
D'autre part, une grâce innée les conduits à cultiver tout ce qui est enjouement ou recherche de l'effet pittoresque et à en exclure quasiment le tragique.
Si l'on remonte en haute Andalousie, celle plus sévère de la montagne, c'est à dire à Cordoue et à Ronda, le toreo se dépouille.
Les hommes mettent l'accent principal sur les passes de base et en fond un véritable exercice de style.
Ils donnent à leur jeu un sens profond emprunt de gravité et de dramatisme.
Les Madrilènes se sont affirmé en marge de l'art andalou et presque en rivalité avec lui.
Moins servis par la grâce, ils soignent l'élégance de leurs attitudes.
Moins nourris d'une sève du terroir, ils s'appliquent à dominer l'ensemble du jeu. ce sont avant tout des scientifiques.
Les Gitans méritent une place à part. Leur spécialité est la majesté de l'attitude, la lenteur de l'exécution, l'indifférence nonchalante face au danger.
C'est aussi la raison de leur irrégularité profonde, leur art ne s'accommodant que de taureaux très nobles.
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