COMPOSANTES DE LA CORRIDA                   

L'homme, la distribution des rôles

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L'homme, la distribution des rôles

La cuadrilla

Puntillero : torero spécialiste dans l'art d'achever le taureau estoqué, avec une sorte de poignard appelé puntillo.

Luis Mazzantini entouré de sa cuadrilla


Les hommes forment une équipe, la cuadrilla, constituée de deux picadors, trois banderillos, parfois un puntillero, et l'homme de confiance du torero, son homme d'épée. Tous se trouvent aux ordres du maître incontesté de la corrida moderne, le matador. Celui-ci donne un certain salaire à ses hommes et prend en charge leur transport, leur nourriture et leur logement en cas de déplacement.



Les picadors

Le picador est le premier adversaire que le taureau rencontre dans l'arène

Ce que l'arène réclame aujourd'hui, c'est un torero complet qui soit en même temps un artiste, pour la sauver des spécialistes, des toreros qui ne savent faire qu'une chose, et qui la font excellemment, mais qui ont besoin d'un taureau spécial, presque fait sur mesure, pour donner la plus haute mesure de leur art, ou, parfois, pour être simplement capable de montrer qu'ils ont un art. Ce qu'elle réclame c'est un dieu qui chasse les demi-dieux.

Ernest Hemingway

Puya






Morillo : bosse musculaire qui fait saillie sur le cou du taureau de combat et se dresse lorsqu'il est irrité.


Le picador est le premier adversaire que le taureau rencontre dans l'arène. Il demeure le témoignage très atténué, très dégénéré de l'origine de la noble course. Son rôle, essentiel jusqu'en 1850, s'est amenuisé de plus en plus. L'épisode des piques reste cependant absolument nécessaire à une course véritable ; un élément essentiel pour permettre une mise à mort correcte.


Le picador est monté sur un gros cheval, protégé par un caparaçon matelassé, le peto, le mettant à l'abri des blessures. Pour que le crâne soit protégé contre les contacts trop rudes avec la palissade ou le sol, l'homme est couvert d'un chapeau spécial : le castoreño. La veste du cavalier est comparable à celle du matador dans sa forme générale. Moins riche, elle est parfois plus matelassée et renforcée aux coudes. Les jambes sont protégées par de solides pantalons en peau descendant à mi-mollet, les jarrets sont couverts de guêtres en cuir, et la jambe droite qui est la plus exposée aux coups de corne, est protégée par la mona, sorte de legging en fer. Les souliers sont renforcés par des plaques de métal ; le picador les placera dans des étriers spéciaux semblables à des boîtes métalliques et triangulaires.


Sous son bras droit, le picador serre sa pique, longue et solide perche terminée par un fer d'acier triangulaire à butoir, celle-ci ayant pour but de limiter la pénétration de l'arme. Le rôle de l'homme sera de piquer le taureau dans le morillo afin de tester sa bravoure, mais aussi d'éprouver les muscles du cou, et de faire ainsi baisser la tête de l'animal, ce qui est indispensable à la mise à mort. Ce sera donc un toro bien assagi qui sera offert au banderilleros.



Les banderilleros

Banderillo

Un jeune matador doit observer toute l'étiquette, et commander le respect qu'il n'arrive pas toujours à inspirer, ne mange jamais avec sa cuadrilla. Il mange à part, pour maintenir le fossé entre maître et serviteur, et qu'il ne pourrait conserver s'il se mêlait à ceux qui travaille pour lui.

Ernest Hemingway


Toreros à pied, ils portent le même costume que le matador, mais les broderies en sont beaucoup moins riches, et les argents beaucoup moins étincelants que les ors des habits de leur maître. Ils manient la cape tout au long du combat, afin de déplacer ou placer la bête, de manière à permettre au matador de juger son adversaire s'il le demande, ou de sortir l'animal d'un homme en danger. En aucun cas, le banderillo ne devra briller à la cape et il se contentera donc de brusques lancers du vêtement et de rapides passes, laissant traîner l'étoffe derrière lui.


En général au nombre de trois, deux d'entre eux posent chacun une paire de harpons, fixés au bout de bâtonnets décorés de papier fleuri, appelés les banderilles. Celle-ci, posées par paires, sont destinées à réveiller le toro quelque peu endormi par l'épreuve des piques.



Composantes de la corrida : l'homme, la distribution des rôles, le matador


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Référencement des composantes de la corrida

En Espagne, un homme a le sentiment que moins il paye ses subordonés plus il est homme.                   Ernest Hemingway