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Si dans une seule auto, il y a plusieurs hommes en tuniques d'argent ou sombre, et un seulement vêtu d'or, qui garde un visage calme tandis que les autres peuvent rire, fumer et plaisanter, c'est le matador et les autres sont sa cuadrilla.
Ernest Hemingway
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D'abord novillero, il doit apprendre les passes, la technique, le toro, et sutout, la psychologie-torero.
Il n'aura droit au titre de matador de cartel qu'après avoir reçu l'alternative, cérémonie sans doute inspirée de l'ancienne cavalerie,
et qui donne au jeune novillero le droit d'alterner dans les courses absolues.
L'homme habillé de lumière porte sur lui l'auréole de son triomphe.
Le costume complète superbement la panoplie qui fait du matador le héros solaire par excellence, un nouveau Thésée en quelque sorte.
Le matador porte une veste courte lourdement ornée de riches broderies, de brandebourgs, de torsades ; les épaules sont matelassées.
Sous cette chaquetilla, il revêt un gilet galonné, le chaleco, placé lui-même sur la chemise en soie blanche, au plastron de dentelles, rayé de la mince et noire cravate.
La culotte brillante est en satin ; très ajustée, elle ne descend guère au-delà des genoux.
Elle est serrée par des cordons ornés de glands, les manchos, pendant sur la face extérieures des mollets.
La couleur des costumes est toujours vive et agréable : tabac, blanc, jaune, parfois même rouge.
Les jambes sont recouvertes d'une soie rose sous laquelle le matador a enfilé de solides bas en coton blanc.
Les pieds sont chaussés d'escarpins noirs, très ajustés et sans talon, les zapatillas.
La taille est entourée d'une longue ceinture en soie, la faja, fortement serrée, qui peut éventuellement faire glisser la corne.
La coiffure, la montera, noire et ronde, déborde de chaque côté du visage.
Sur sa nuque, le matador disposera un petit chignon postiche, la coleta.
Enfin, et avant d'entrer dans le cirque, le matador dispose sur son épaule la partie la plus éclatante de son vêtement de lumière : el capote de paseo, sa cape de défilé.
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Le toreo est une improvisation sur un thème donné.
La beauté comble une attente mais ne scintille que par le je ne sais quoi d'inattendu : la marque originale que lui imprime l'interprétation personnelle, ou la réaction heureuse qui transforme une parade en arabesque.
François Zumbiehl
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Le maestro fera usage, au cours de la corrida, de deux leurres et d'une arme.
La cape, de soie rose à l'extérieur et de percale jaune à l'intérieur, ayant la forme parfaitement ronde du vêtement et excessivement lourde, lui permettant un premier contact avec l'animal au cours de quelques passes.
La muleta flanelle rouge portée sur un bâton, se révèle indispensable pour travailler le toro, c'est-à-dire, tenter de corriger des défauts qui pourront s'avérer gênants, voire dangereux, au momment de la mise à mort.
Celle-ci sera donnée à l'estoc, lourde épée d'acier, recourbée vers le bas à son extrémité, afin de pouvoir pénétrer plus facilement entre les omoplates et la colonne verticale de l'animal.
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