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Entre ces deux directrices, il existait un espace passablement indifférencié constitué de vergers et de vignobles de grandes envergure.
Le couvent de Los Descalzos sera construit en 1608, aujourd'hui la
poste et le
marché. Par sa taille et sa situation, il provoquera une barrière au développement urbain ordonné et contribuera ainsi à la ségrégation des quartiers : la ville populaire,
San Juan,
Viña,
Mentidero, située au bord de la mer et qui endure le climat rigoureux de l'océan et la ville bourgeoise, positionnée sur les parties surélevées de la ville, dans une situation voisine au port.
A la fin du XVIème siècle, d'importants ouvrages de défense de la place avaient déjà été réalisés : le front de
Tierra, celui de la baie et le château de
Santa Catalina (1599).
La croissance bourgreoise de la ville s'organise, le long de la rue
Ancha et sur la place
San Antonio, vers
1650. L'ancienne trame médiévale du faubourg de
Santiago est rectifié et on créera une nouvelle expansion en un lieu plus élevé et sain que les alentours insalubres du port.
La grande pièce que constituera l'hôpital Real,
1668, s'établit en tant que ligne directrice de la trame urbaine : les rues
Sacramento et
Benjumeda sont tracées parallèlement aux côtés de ce dernier. Deux grandes logiques pour le tracé des rues sont alors établies : les rues parallèles à l'ancienne orientation de la rue
Nueva et à la croissance de la ville en direction du puit de la Jara ; et celles parallèles aux orientations données par l'hôpital Real.
Au XVIIème siècle, la ville s'accroît énormément, 5'000 habitants en
1600, 22'000 en 1650, 40'000 en
1700, à une époque de décadence dans tout le pays, alors que le tribunal des Indes se transférait de Séville à Cádiz qui vit alors de plus en plus affluer dans ses entrepôts les richesses du nouveau monde.
Au début du XVIIIème siècle, on commence à construire le quartier du Nuevo Mundo, à l'emplacement de l'ancien vignoble de Malabar, aujourd'hui quartier de
Viña, et des ateliers de cire de Peñalba, pour loger les classes populaires.
Le tracé orthogonal de ce nouveau quartier sera indépendant du reste de la ville, le couvent de Los Descaloz engendrant une discontinuité dans le tissu à cet endroit de la ville.
Il existait, entre le nouveau quartier et la cité, des vergers et d'autres espaces libres qui furent parcellarisés et occupés au cours de ce siècle, comme par exemple les champs de la
Merced,
1738, entre l'église de
San Lorenzo et la place de
Jesús Nazareno. Vers
1780, on parcellarisa et on commença à construire sur les anciens champs de
Cepeda, à l'arrière de l'actuelle Institution Valcarcelentre. Entre ces deux zones, il restait un vaste espace occupé par la caserne de la Viña qui deviendra par la suite la place Audencia, aujourd'hui
Martinez Campo.
Ce processus de construction fut réalisé grâce à l'aménagement de couches urbaines : d'anciens champs ou espaces ouverts dont l'organisation générale en îlots sera soumise à l'approbation de la municipalité avant toute construction.
Un contrôle très strict sera effectué quant à l'alignement des rues et leur rectification, et la Real Junta de Fortificación interviendra de manière décisive dans les zones d'intérêt militaire, c'est-à-dire dans pratiquement toute la ville.
En 1755, trois casernes d'infanterie sont projetées.
Pour collecter des fonds, les terrains situés entre la limite ouest de la ville et le futur emplacement des casernes seront parcellarisés et vendus aux enchères à des particuliers.
Cette opération sera à l'origine de l'urbanisation de l'espace compris entre la place du
Mentidero et l'hôpital Real. Les casernes marqueront une terminaison franche de la ville vers l'ouest, aujourd'hui occupé partiellement par l'
université. En
1769, la zone comprise entre l'hôpital Real et celui de la Caridad, aujourd'hui
Valcárcel, sera aménagée. Dès 1746, des normes furent édictées quand aux constructions. En
1792 des règlements complets seront prononcés.
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