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L'emplacement de Cádiz et sa relation avec le territoire sont des facteurs importants pour comprendre la ville.
Son caractère de extremadura, de non lieu de passage, sa situation dans une zone ambiguë entre terre et mer, dans l'interface formée de marais, de salines et de marées qui effacent les limites du territoire, sont devenus moins manifeste depuis l'apparition de nouveaux moyens de communication.
L'approche de Cádiz n'a pas toujours été la même.
Dans l'antiquité, la cité était un territoire insulaire qu'il fallait atteindre par bateau depuis la terre ferme.
L'arrivée et le départ par la mer était la forme naturelle de communication et la meilleure jusqu'à l'arrivée du chemin de fer.
Initialement, celui-ci n'arrivait que jusqu'à Trocadero, de l'autre côté de la baie, à la Puerta del Mar, véritable entrée de la ville.
Sa communication avec la terre ferme commencera à se consolider à partir du XVIIIème siècle grâce à la construction du récif qui depuis la Puerta de Tierra des fortifications permettait l'accès à la route qui entourait la baie en traversant l'île de León (actuelle San Fernando).
Cet axe de sortie de la cité historique forme actuellement l'axe de développement de la ville du XXème siècle.
Aujourd'hui, on découvre Cádiz depuis une position excentrique par rapport à la surface de la baie.
Le pont José León de Carranza situé en son centre, divise le plan d'eau en deux parties : la baie extérieure destinée à l'usage portuaire, et la baie intérieure de très faible profondeur, à vocation sportive.
La baie de Cádiz présentait ainsi une valeur particulière en tant que port naturel dans une enclave stratégique quand aux routes maritimes historiques entre la Méditerranée et l'Atlantique.
Cádiz affiche une séparation radicale entre la vielle ville et la ville moderne : à l'intérieur des murs/à l'extérieur des murs, Cádiz/Puerta Tierra.
La première est presque totalement entourée par la mer et se situe dans un territoire historique de 140 hectares auxquels ont été ajoutéses ramblais portuaires au cours du siècle dernier.
La seconde est construite sur la langue de terre située entre la vielle ville et le pont José León de Carranza.
Le cordon littoral reliant les nouveaux quartiers à San Fernando est dédié aux plages et aux salines, étant donné l'étroitesse du territoire à cet endroit.
La vielle ville est un tissu urbain compact de grande cohérence qui accueille aujourd'hui 55'000 habitants bien qu'elle fut nettement plus peuplée à d'autres époques.
Malgré les problèmes de détériorations physiques et sociales existantes, elle reste un centre historique très animé.
Le marché du commerce, prospère il y a encore quelques décennies, languit de nos jours devant les mécanismes d'expulsion et de concentration liés aux voies extérieures de communication dans l'aire de la baie.
Le port, qui de par sa situation dépend de la vielle ville, est également soumis aux limitations du réseau routier de la ville historique.
La récente implantation de l'université a permis de réutiliser d'anciens bâtiments abandonnés et laisse espérerune nouvelle vie pour une ville qui perdit, il y a quelques années, sa raison d'être basée sur le commerce maritime.
Les nouveaux quartiers, qui comptent quelques 100'000 habitants, sont une extension typique du développement urbain des années 60 et 70.
Celle-ci dévasta une occupation antérieure formée de trois centres urbains de faible densité et de quelques habitations disséminées depuis les limites de la ville jusqu'aux abords des plages.
Le long du littoral de la baie se situent les installations portuaires et les chantiers naval dont l'activité a considérablement diminué.
On envisage d'ailleurs aujourd'hui la reconversion d'une partie importante de ces terrains.
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