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Il suffit d'avoir assité à une seule corrida pour saisir l'importance de l'ombre dans la chronologie, dans l'espace rituel, et même dans la symbolique du spectacle.
De même l'art du torero serait bien insipide si la chorégraphie, comme le sentiment qui l'inspire, n'était un jeu de contraste, une dialectique de la lumière.
Pour que l'oeuvre dessinée dans l'air ne s'évanouisse pas dans sa propre transparence, il convient de la considérer à l'ombre de la nostalgie ou de la sérénité, dans le clair-obscure intime de l'artiste.
François Zumbiehl
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Le soleil est très important.
Théorie, pratique et mise en scène de la course de taureaux ont été construites sur la supposition de la présence du soleil, et lorsqu'il ne brille pas, un tiers de la corrida manque.
L'Espagnol dit : le soleil est le meilleur torero, et, sans soleil, le meilleur torero est incomplet.
Il est comme un homme sans ombre.
Ernest Hemingway
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Les axes, déjà sus-jacents dans l'usage et la disposition des éléments qui conditionnaient la place urbaine pour les fêtes de taureaux et aidaient à placer les échafaudages, les torils, les estrades, ou encore les dépendances de la fête apparaîtront dans les premières places construites par des architectes.
De ces axes, l'ordre et la composition de ces éléments étaient déterminés.
Il y aura ainsi trois axes : présidence/toril, soleil/ombre, et l'axe urbain de la porte à la ville.
Ils étaient en principe indépendants, bien qu'on essayera également de les faire coïncider.
En général, l'axe soleil/ombre, variable selon la latitude de l'endroit et relatif à l'heure du spectacle, était de première importance.
Selon cet axe, il fallait choisir le site et l'implantation de la place monumentale qui, à cette époque, se situait dans les nouveaux quartiers périphériques.
Si on désirait faire coïncider la porte principale et son balcon présidentiel avec l'ombre, et en face de cette dernière, les torils et corrales la course du soleil était déterminante.
A la fin du XIXème siècle, la typologie de la plaza de toros sera bien définie, tant dans sa forme que dans son organisation : la largeur de la construction des niveaux supérieurs est réduite à un passage extérieur aux balcons ;
la division des secteurs comme système de composition du cercle ;
l'image extérieure des axes superposés ; la systématique disposition des axes ;
la régularité symbolique de sa porte principale, façade représentative du bâtiment ; la relation dimensionnelle et de composition entre les diverses parties, piste, callejón, gradins, balcons,torils, dépendances et services, sont dès lors les constantes d'un bâtiment qui a déjà trouvé sa forme et son image significative vis-à-vis de la ville.
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