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La volonté systématique du XIXème siècle d'indiquer la fonction publique de la plaza de toros sera manifestée par le traitement de la façade. Elle affichera un caractère résultant d'une vocation civile et publique du bâtiment.
La porte principale, représentée comme une pièce encastrée, est un élément commun à presque toutes les places de cette époque.
En tant que bâtiment public et urbain, différents langages seront utilisés pour le représenter.
Intérieurs et extérieur sont alors deux problèmes différents.
Le premier, avec des arcs massifs et des piliers de brique ou de terre, garantit la solidité de ces édifices.
En contrepartie, en son intérieur, l'imparable fusion des arcades avec les gradins essaie de rendre les supports plus fins et les auvents plus légers.
C'est par la transformation de la cérémonie en représentation, et non tant pour son rôle significatif vis-à-vis de la ville, que l'architecture récente propose la plaza de toros.
La première définition de cette dernière était donnée comme création d'un espace urbain, résultant peut-être d'un groupement de maisons autour d'un espace libre.
Ce principe général et vaste ne va pas présupposer l'identité de toutes les plazas de toros, mais plutôt les localiser dans un lieu, dans une ville et déterminer ainsi les formes distinctes, parfois totalement différentes.
Il existe pourtant un processus de localisation, d'événements particuliers, sociaux et culturels, qui feront de ce principe un type de bâtiment-place se définissant avec une morphologie spécifique.
C'est ainsi que ce principe général de la place se particularisera en Espagne dès le XVIIIème siècle, non comme une forme urbaine, mais plutôt comme une évolution jusqu'à une typologie, et générera un bâtiment dans la morphologie duquel demeure encore vivante la mémoire de son origine urbaine.
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