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L'évolution lente des gradins, partant des échafaudages et des estrades de bois, va donner forme à un nouvel élément qui changera radicalement la morphologie des plazas de toros.
Au début du XIXème siècle, le néo-classisme, qui insistait sur le caractère public à donner au bâtiment du spectacle, essaya de réviser sa forme, et proposa les nouveaux types de cirques dans lesquels les gradins semi-circulaires composaient l'édifice public.
Le destin des arènes se présentait alors comme quelque chose de plus qu'un programme fonctionnel.
Ceci constituera l'argument de cette architecture et la dotera d'un caractère dont les impressions, les fonctions, les significations et les formes seront intiment liées.
L'augmentation progressive des gradins engendrera l'abandon des anciennes constructions qui fermaient et délimitaient la place, réduite à une seule corniche supportée par des colonnes métalliques jouant le rôle, par ses dimensions et par l'ombre qu'elle jette, le couronnement intérieur. Cette dernière, de même que les gradins, seront deux éléments déterminants et significatifs du bâtiment.
Ce sera qu'à quelques endroits bien déterminés que les gradins se déformeront, afin d'intégrer les loges de la présidence à l'intérieur de cet espace couvert.
La plaza de toros, en tant que bâtiment de spectacle, aura alors tendance à se présenter comme un stade, où les gradins seront les uniques protagonistes.
Dans l'évolution de la typologie de l'édifice, ce seront les gradins qui subiront les modifications les plus importantes.
Dans toutes les arènes, le corps de bâtiment extérieur se régularisera de la même manière que les places urbaines auparavant.
Leur couverture pouvait d'ailleurs souvent être assimilée à celle des maisons d'habitation.
La présidence et les gradins principaux sont des balcons qui ressortent de la composition du tracé intérieur.
Avec le temps, l'image traditionnelle des étages supérieurs disparaîtra afin que les gradins occupent la totalité de l'espace.
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