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Au fil du temps, la plaza de toros augmentera ses gradins, respectivement ses arcades, de telle manière qu'elle deviendra cette tribune, qui, dans son impétueuse croissance pour augmenter sa capacité d'accueil, arrivera à faire disparaître les anciennes parois d'arcs et de portiques.
La plaza de toros, avec la construction de multiples et successifs modèles durant les XIX et XXème siècle, se référera invariablement aux antiques cirques et amphithéâtres romains.
La composition en plan définira et précisera les axes, essentiels dans ce type de bâtiment.
L'emploi d'un axe interne, prolongation d'un axe extérieur urbain, systématisera l'ordre et la composition de l'édifices ; il sera pourtant difficile de résoudre, dans toute sa complexité, la fonction interne de la place.
Une des préoccupations stylistiques du XVIIIème siècle sera d'indiquer le caractère public et la vocation civile du bâtiment.
Elle se manifestera dans la composition de sa façade : apparaîtra un fronton soutenu par deux colonnes, incluant en son intérieur la porte et un balcon supérieur.
De l'adaptation des plazas mayores à des festivités et corrida, nous en arriverons à un édifice qui engendrera de nouveaux problèmes : problèmes spécifiques liés à sa propre forme, comme les axes intérieurs qui situeront la présidence, les torils, les secteurs d'ombre et de lumière, ainsi que l'axe urbain qui, de l'extérieur, déterminera les accès et la porte principale.
En 1836, Montes écrira dans sa Tauromaquia : Les plazas de toros doivent se situer dans la campagne à peu de distance de la ville, à l'abri des vents dominants, et être construites en pierre depuis les premiers balcons.
Ce sont des édifices susceptibles de recevoir toutes les beautés dont recèle la plus brillante architecture et doivent se faire connaître de tous ceux qui observent le degré de splendeur et de progrès dans lequel se trouvent les arts en Espagne.
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